Si dans le domaine médical, la transgenèse semble faire l’unanimité parmi le monde scientifique indépendant, elle est plutôt montrée du doigt dans le domaine agro-alimentaire.
Quand l’industrie se mêle à la génétique, les enjeux sont autres que notre santé…

Qu'est ce qu'un OGM ?


Un OGM est un organisme vivant ayant subi une modification non naturelle de ses caractéristiques génétiques par ajout, suppression ou remplacement d'au moins un gène. C'est donc un organisme privé d'une partie de son ADN ou hébergeant celle d'une autre espèce, lui conférant ainsi des facultés dont il est dépourvu par nature.

Il existe 3 catégories principales d'aliments transgéniques:

29% des 102 millions d'hectares d'OGM plantés dans le monde sont pourvus d'un gène de bactérie leur permettant de sécréter un insecticide pour lutter contre l'insecte qui les ravage. (ex: le maïs BT, la betterave BT, la pomme de terre BT)
70% ont été rendu résistants à un herbicide. (ex: le soja round up ready)
Moins d'1% d'entre eux possèdent le gène d'un virus, qui grâce à des mécanismes encore méconnus, permet de lutter contre la prolifération de ce même virus. (ex: la vigne, le colza, la tomate)

Histoire des OGM

Depuis le début des années 80, de nombreux médicaments sont produits à partir d'organismes génétiquement modifiés. Mais à la différence des aliments, ils ne contiennent pas le transgène, seulement la protéine fabriquée par celui-ci.
L'efficacité des OGM en tant qu'outil en pharmacie a pourtant été le principal argument du leader mondial de la biotechnologie, la firme américaine "Monsanto", pour légitimer leur présence dans nos assiettes.

En 1992, la FDA, agence américaine de l'alimentation, estime que puisque les OGM offrent des protéines, dans la plupart des cas, très semblables à celles des NON-OGM, ils ne doivent pas subir de tests spécifiques approfondis quant à leur toxicité. Un «principe d'équivalence en substances» est donc établi.

C'est une bonne manière de ne pas dire qu'ils sont différents des aliment naturels...

D'après le professeur Ian Pryme, l'étude sur le soja round up ready, qui a servi de base au principe d'équivalence en substance, n'a aucune valeur. Aucune découpe d'organes n'ont été effectuée, les rats utilisés étaient pour la plupart trop vieux pour que puissent être mis en évidence des problèmes liés à leur alimentation, et son rapport comporte notamment des phrases comme :
« Les recherches sur l'alimentation des animaux fournissent une assurance partielle qu'il n'y a pas de changements majeurs »
« A part leur aspect plus marron, les foies avaient l'air normal lors de l'autopsie »
La conviction n'y est pas...

En 1994, Les OGM font leur apparition sur le marché américain. Leur traçabilité (le signalement des aliments qui en contiennent) étant interdite au nom du principe d'équivalence en substance, aucune étude épidémiologique n'existe donc sur leur consommation, et aucun problème sanitaire n'a pu être mis en corrélation avec les OGM, puisqu'on ignore qui en consomme et dans quelles quantités.
Pour des raisons de secret industriel, il revient à la firme semencière de choisir et subventionner à sa guise le laboratoire qui validera leur mise sur le marché. Toujours par crainte d'espionnage industriel, ces études, fournies aux nations accueillant les OGM sur leurs territoires, sont sous le coup de la confidentialité.

En 1994, Dan Glickman était ministre de l'agriculture de Bill Clinton. Il affirme aujourd'hui qu'il existait un consensus entre l'agro-alimentaire et le gouvernement américain, et que celui qui ne marchait pas tête baissée sur le chemin de la biotechnologie était considéré comme "anti-science" et "anti-progrès". Selon lui, Monsanto ne voulait pas se risquer à de nombreux tests qui pourraient leur faire perdre les sommes pharaoniques investies dans la technologie. Il prétend aussi que les pressions étaient monnaie courante pour quiconque demandait la poursuite des recherches sur la toxicité des aliments génétiquement modifiés.

Les études indépendantes

En 1995, la première étude indépendante sur les OGM, sponsorisée par le ministère britannique de la santé, étaient confiée à l'éminent biologiste Arpad Pusztaï et le Rowet Institute. Les expériences consistaient en l'alimentation de rats par une pomme de terre transgénique produisant de la lectine, un anti-parasite. D'autres rats étaient nourris de pommes de terre naturelles et de lectine naturelle, normalement inoffensive en des doses jusqu'à 800 fois plus importantes.

Et après 10 jours seulement, une stimulation anormale du pancréas, des intestins, de la prostate et des testicules étaient mise en évidence chez les rats nourris OGM, ainsi qu'une prolifération des cellules dans l'estomac, une atrophie du foie, l'affaiblissement du système immunitaire et un retard du développement du cerveau. Arpad Pusztaï notait également l'inquiétante instabilité génétique de ces pommes de terre.
C'est pourquoi il a directement mis en cause le processus d'ingénierie génétique qui consiste à bombarder, à l'aide d'un canon à gène, la cellule qu'on entend modifier. Il a maintenu que cette méthode perturbe l'organisme, le rend instable, lui comme le transgène.

Avec l'accord de son institut, il a donné deux brèves interviews télévisées sur ses constatations, et, deux jours plus tard, était congédié. Il s'est, par la suite, avéré que le Rowet Institute a reçu une subvention de 224 000 dollars de la part de Monsanto.

En 2000, une équipe italienne de chercheurs indépendants, dirigée par le professeur Manuela Malatesta, a débuté une étude de 2 ans sur un soja Monsanto. A nouveau, les souris ont subi des altérations au niveau du foie, du pancréas, des testicules, ainsi qu'une diminution des enzymes digestives. Le gouvernement italien, estimant les résultats improbants, a préféré mettre un terme à l'étude et suspendre les subsides.


Monsanto : ange ou démon ?

Cette multinationale est à la base de nombreux scandales sanitaires comme la dissimulation de l'aspect cancérigène de l'agent orange ou de l'aspartame, la contamination de la ville d'Aniston aux USA par des PCB (huiles chimiques isolantes très cancérigènes), ou la mise sur le marché d'une hormone de croissance bovine « RBGH » qui s'est avérée particulièrement néfaste.

De plus, s'en prendre à Monsanto n'est pas chose facile. Surtout quand on a des gouvernements dans la poche qui savent maintenir ses études confidentielles... Il a fallu attendre 2005 et le terme d'une longue bataille juridique menée par les écologistes de Greenpeace en Allemagne contre le gouvernement allemand pour qu'un juge les rende publiques pour raisons sanitaires.

La publication révélait une étude plutôt légère, bouclée en à peine 90 jours, et utilisant, pour base statistique, un nombre plus important de rats n'ayant pas mangé d'OGM, surement dans le but de démontrer ainsi qu'ils peuvent également présenter des troubles. Pourtant, l'analyse a bel et mis en évidence une modification des organes, des lésions au foie, aux reins et des anomalies du sang et de l'albumine.

Après la publication de ces études, une majorité de ministres européens de l'environnement ont voté la suspension des cultures transgéniques. Mais, une majorité absolue n'ayant pu être réunie, la commission européenne a annulé ce résultat au nom du progrès scientifique. Deux mois plus tard, elle autorisait le maïs Monsanto sur le marché du vieux continent.


Les risques environnementaux

Monsanto se présente souvent comme une entreprise qui défend la nature, lutte contre la faim dans le monde et l'utilisation des pesticides, mais 70% des OGM commercialisés ont été rendus résistants à l'herbicide « Round up » (qu'elle produit également) dont elle encourage l'usage.
La firme a d'ailleurs deux condamnation à son palmarès pour publicité mensongère pour avoir prétendu le Round up (glyphosate) biodégradable.

Une étude du professeur Robert Bellé pour le CNRS, a soulevé que le glyphosate provoque des disfonctionnement dans la division cellulaire pouvant induire des formes de cancers par instabilité génétique sur tout organisme vivant. Quand il a fait part de ses études à ses tutelles, on l'aurait fortement incité à ne pas communiquer ses résultats pour ne pas entraver le développement de la biotechnologie.

D'autres enquêtes soulignent un taux de fausse-couche et de stérilité bien supérieur à la moyenne chez ses utilisateurs.

Les OGM à pesticides sont vantés comme des remèdes écologiques contre l'usage non ciblé des pesticides, mais c'est encore un mensonge de grand ampleur.
La plante insecticide en produit continuellement, même lorsque l'invasion d'insectes n'a pas lieu. Le substance se retrouvera, de la même façon, et en plus grande quantité, dans la chaîne alimentaire. De plus, le fait que la plante soit en permanence défendue par la toxine favorise le développement des insectes qui lui sont naturellement résistants.

On peut exprimer encore plus d'inquiétude quant à la propagation du transgène dans d'autres organismes comme des bactéries ou des champignons qui gobent naturellement l'ADN. Des transgènes de maïs et de betteraves ont d'ailleurs été retrouvés dans une bactérie du sol.

La vie peut paraître comme un mur bien solide, mais peut-on garantir qu'il restera dressé si on lui change ses briques de base? Et Comment prévoir l'impact sur la biodiversité?

Au
Mexique la culture génétiquement modifiée est interdite en plein champ. Pourtant, le maïs des quatre coins du pays est contaminé par le transgène, et comme ce dernier est instable lors de la reproduction, se fixant à l'aveuglette, il crée des mutants inutilisables détruisant peu à peu les espèces locales naturelles.

Ce que Monsanto ne peut obtenir légalement, à savoir la culture OGM dans le monde entier, il l'obtient par la contamination. Quand les plants locaux seront complètement stériles, les paysans et les nations rebelles seront bien obligés de se soumettre aux lois de Monsanto.


Le monopole alimentaire

La vie est en contradiction avec la loi du marché sur un point : sa gratuité. La manipulation génétique est le seul moyen d'obtenir des brevets sur le vivant. Grâce à ceux-ci, Monsanto peut attaquer quiconque replanterait leur descendance. Les prochaines générations seront d'ailleurs dotées du gène « terminator », rendant les graines stériles et le paysan dépendant de la firme.

De plus, les transgènes étant brevetés, elle possèdera le brevet de toute l'espèce lorsque ceux-ci auront contaminés les plans naturels, instaurant un monopole de l'alimentation, qui entraînera une flambée des prix, et pourrait se révéler une arme aussi dévastatrice que le nucléaire.

Henry Kissinger, conseiller des présidents américains Nixon et Ford, disait lors du premier choc pétrolier: « Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez les nations ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations »

Complètement soumise au capital, la science doit vendre à tous prix ses découvertes, bonnes ou mauvaises, pour poursuivre ses recherches...
Parce que le scientifique n'a jamais pu se contenter d'observer, parce que son orgueil lui souffle de monter sur scène, la génétique n'a pour vocation que la transformation du vivant...
Et on teste toujours sur les plantes et les animaux ce qu'on applique ensuite à l'homme...


par Morpheus publié dans : conspirations
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